Un nez, deux yeux, un cerveau…

Un peu fatiguée ce matin en partant à pied pour mon atelier de travail, j’ai pris gaiement un chemin que j’aime bien car je traverse un petit parc avec vue sur l’Ardèche tout en profitant du plaisir de la nature environnante. En arrivant vers un carrefour, j’ai senti des odeurs désagréables de poubelles et quand j’ai débouché sur la rue, mon sens olfactif particulièrement sensible s’est affolé, attisé également par ma rétine fixant le camion-poubelle. Il n’a pas fallu plus d’une seconde à mon esprit pour évaluer l’inconfort produit et le fait que je n’allais pas pouvoir le dépasser et que ces multiples arrêts nous garderaient à proximité quasiment jusqu’au point d’arrivée, que j’avais déjà fait demi-tour. Stratégie d’évitement ! Facile, confort quasi immédiat, juste le temps de faire quelques pas pour que l’odeur disparaisse.

C’est là que j’ai pris conscience que je n’avais pas vraiment choisi, que je m’étais laissée mener par mon cerveau très pragmatique et faut bien l’avouer, très efficace !

Alors je me suis posée la question, ne vaudrait-il pas mieux que je choisisse de reprendre mon 1er trajet pour tester mes limites et continuer à apprendre de mes observations en situation d’inconfort ? Cela serait très intéressant, j’en suis certaine. J’ai finalement décidé de continuer sur la voie facile, mais c’était mon choix du jour. 

Un autre jour, d’autres circonstances, auraient peut-être produit un choix différent. Il n’y a pas de bon ou mauvais choix.

S’observer, comprendre ses comportements, ses émotions, ses stratégies de coping… une clé importante pour s’accepter, s’aimer et mieux s’auto-réguler.

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